Je vous fais partager l’exposé « La transition numérique : grilles de lecture » que j’ai fait le 24 juin 2015, dans le cadre du dîner « Open Business » Pôle de compétitivité Systematic de la région Île de France.

introduction

Bonjour, je vous remercie de m’accueillir et de me donner l’opportunité de porter auprès d’une audience très qualifiée (directeurs de la recherche et de l’innovation, PME innovante, responsables au sein des ministères) un message sur les racines de la transition numérique (1)

J’interviens aujourd’hui au titre de ma participation au conseil du think tank de l’Institut de l’iconomie, dont la vocation est d’aider à la compréhension des racines de cette transformation d’un point de vue économique et historique.

Compte tenu de l’audience, le focus est porté sur les organisations de type entreprises. Une large part du propos pourrait toutefois être étendue aux organisations au sens large.

Ce n’est pas la première fois qu’il y a une transition de paradigme scientifique et technologique, et à chaque fois, il y a des motifs récurrents (extrait, page 5)

Une révolution scientifique entraîne un changement de paradigme dans la façon de penser le rapport au monde. Ce changement paradigme entraîne l’émergence d’une technologie paradigmatique, qui est par définition une technologie qui permet une transformation radicale de tous les modes de production, et partant de là, une transition « industrielle ».

Nous ne sommes pas à la première transition de paradigme technologique. Exemple de transition de paradigme : sans entrer dans de long débat sur l’exactitude des périodes, nous avons un consensus sur 3 transitions industrielles de nature différente liées à la thermodynamique/machine à vapeur (1870-1890), à l’électro-magnétisme/moteur électrique (1920-1940), à la mécanique quantique/ micro-processeur (1980-2000).

À chaque fois, certains motifs présentent des régularités :

  • phase d’envolée des actions ;
  • faillites de fleurons nationaux jugés éternels ;
  • émergence de pans entiers d’activités nouvelles ;
  • rationalisation de pans entiers de l’économie ;
  • transformation profonde de ce qui est attendu des hommes dans leur relation à l’outil et entre eux.

Contenu Intervention Michel Paillet – Pole Competitivité Systematic Ile de France from Michel Paillet

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(1) Il est important de préciser ici la sémantique. Les institutions politiques (gouvernement, collectivités locales,…) parlent de « numérique ». Les anglo-saxon et les start-up parlent de « digital ». L’institut de l’iconomie parle de l’ « informatisation ». Chacun de ces termes parle depuis un certain point de vue, avec un certain angle de vue. L’informatisation est sans doute le terme sémantiquement le plus adéquat, car il caractérise le processus par lequel toute activité se voit étudiée dans sa composante informationnelle, qui devient une composante manipulable par les nouvelles technologies. Le terme de digital fait référence au chiffre, et étymologiquement fait référence in fine au doigt, à la corporéité, au tactile, à la relation intime entre le doigt et le nombre entier. Le terme de numérique, qui fait référence au nombre, est pour l’instant dominant dans les institutions françaises.

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Michel Paillet

président de X-Sciences de l’Homme et de la Société, président de XMP Consult, membre du conseil de l’association « intelligence de la complexité » ♦ X, docteur es sciences économiques, visiting fellow Harvard, double cursus en sciences sociales ♦ Praticien du conseil et facilitateur des transformations des organisations qui s’adaptent à l’iconomie