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L’Euro numérique ne sera pas disponible auprès de la banque centrale, mais via les banques commerciales

Interview de Nathalie Janson, Professeur à Neoma Business School par Cryptoast

Depuis l’annonce du projet Libra les banques centrales se pressent de développer leurs propres monnaies numériques. La Chine est de loin la plus avancée avec des premières expérimentations comme la distribution de son yuan numérique dans une ville pilote. Mais les autres pays ne sont pas en reste. De nombreuses annonces ont eu lieu ces derniers mois, Australie, Suède, Allemagne et la France développent des projets. Début novembre 2020, la Banque Centrale Européenne lançait une consultation publique au sujet de l’Euro numérique.

La Chine, en développant rapidement son yuan numérique, compte profiter de l’avantage du premier entrant. Cela permettrait d’internationaliser rapidement leur monnaie numérique.

En réponse, les américains ont également engagé une réflexion de fond sur la possibilité d’un dollar digital.

Impact et diffusion de l’Euro numérique

D’après Nathalie Janson, cet Euro numérique serait « à la fois un concurrent du cash et des moyens de paiement dématérialisés reliés aux comptes bancaires comme les cartes de crédit, PayPal, Apple Pay, Lydia ou encore PayLib. Le degré de concurrence dépendra du niveau de traçabilité des transactions avec la possibilité éventuellement d’avoir une version offline / online de l’Euro digital. »

2 modèles de distribution existeraient :

  1. La monnaie serait émise par la Banque Centrale et accessible directement par les particuliers. Cela signifierai que les particuliers devraient posséder un compte ou wallet ouvert auprès de la Banque Centrale. Le risque étant que le public préfère « la version digitale de l’Euro au dépend du cash mais surtout au dépend des comptes bancaires. »
  2. Une monnaie numérique toujours émise par la banque centrale et accessible via les banques commerciales

Si la première solution était privilégiée, cela signifierait que les particuliers devraient posséder un compte ou wallet ouvert auprès de la Banque Centrale. Le risque étant que le public préfère « la version digitale de l’Euro au dépend du cash mais surtout au dépend des comptes bancaires. » Cela pourrait avoir comme conséquence une baisse des dépôts dans les banques qui mettrait en difficulté la mise à disposition de crédits.

La seconde solution permet de faire diminuer le risque de substitution de l’Euro numérique au cash et aux autres moyens de paiement. Et donc de préserver la stabilité bancaire.

Vincent Lorphelin finance la protection des start-up de la french tech (100brevets.tech) et accompagne la stratégie de propriété intellectuelle des entreprises innovantes (Venture Patents).

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