Michel Volle

Michel Volle (Polytechnique - ENSAE) économiste, a été responsable des statistiques d'entreprise et des comptes nationaux trimestriels à l'INSEE puis chief economist au CNET.

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Il faut considérer la situation présente

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Chacun est habitué au monde qui l’entoure. La plupart de nos actions obéissent à des réflexes et nous réservons notre attention, notre réflexion, aux circonstances accidentelles ou exceptionnelles qui nous contraignent à sortir un instant de nos habitudes. Mais voici que nous arrivons dans une ville inconnue d’un pays étranger. Nous chercherons pendant quelques jours

Comprendre l’iconomie

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Cette série a pour but de proposer une vue d’ensemble de nos réflexions  sur l’iconomie. Pour pouvoir comprendre l’économie numérique il faut adopter le point de vue selon lequel l’entreprise est, parmi les institutions, celle dont la mission est d’assurer l’interface entre la nature et la société : elle puise dans la nature des ressources que son action transforme en produits afin de procurer le bien-être matériel à la population. Ce

La nature et l’iconomie

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Ce texte fait partie de la série « Comprendre l’iconomie » L’informatisation a fait entrer l’économie dans le système technique que Bertrand Gille a nommé « système technique contemporain1 ». Une évidence s’impose : la relation de l’entreprise avec la nature n’est plus ce qu’elle était avant l’informatisation. Si l’on nomme « nature » l’ensemble des ressources et obstacles que rencontre l’action, on peut

L’iconomie est une économie patrimoniale

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Ce texte fait partie de la série « Comprendre l’iconomie » Quand tout le coût de production se concentre dans le coût fixe initial, l’essentiel du travail est consacré à la formation d’un capital fixe : comme le flux du « travail vivant » est négligeable, le capital (« travail mort » accumulé) est le seul facteur de production. L’économie numérique est

Management et iconomie

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Ce texte fait partie de la série « Comprendre l’iconomie » Il n’est pas possible d’organiser ni de gérer le cerveau comme dans l’économie mécanisée1. L’entreprise numérique délègue en effet des responsabilités au cerveau d’œuvre : aux concepteurs, qui font face à la nature physique ainsi qu’aux besoins qu’il s’agit d’anticiper ; aux personnes de la première ligne, qui

Ingénierie et iconomie

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Ce texte conclut la série « Comprendre l’iconomie » L’ingénierie de l’entreprise numérique conjugue donc une ingénierie proprement informatique, celle du « système d’information » et des automatismes, avec l’ingénierie physique qui s’applique aux matériaux que la production transforme1. Il faut leur ajouter une « ingénierie d’affaires » car pour limiter les risques la production est le fait de plusieurs entreprises

L’utilité des modèles irréalistes

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(Ce texte s’appuie sur « Le rapport entre la pensée et ses objets ») L’économiste qui présente un modèle entend souvent la critique suivante : « ton modèle est trop schématique, il ne rend pas un compte exact de la réalité ». Cette critique n’est pas pertinente car aucune représentation, aucune pensée, ne peuvent « rendre un compte exact de la

Il faudra s’attendre à une exponentielle

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(Entretien de Vincent Lorphelin et Michel Volle avec Benoît Barbedette, 30 juillet 2015, WE/conomie) L’informatisation, point de rencontre entre la « micro-électronique, le logiciel et internet », nous a fait pénétrer dans l’ère de l’iconomie. Que signifie le vocable ? Selon Michel Volle et Vincent Lorphelin, coprésidents de l’Institut de l’Iconomie, les préceptes de ce

De la main d’oeuvre au cerveau d’oeuvre

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(Contribution au colloque de Cerisy « Qu’est-ce qu’un régime de travail réellement humain ? », 10 juillet 2017.) Résumé L’informatisation a suscité l’automatisation des tâches répétitives autrefois accomplies par une main d’œuvre dont les entreprises laissaient les facultés mentales en jachère. L’action productive se partage entre l’automate et l’être humain, ce dernier possédant pour interpréter les cas particuliers

Commentaire sur Pierre Veltz, « La société hyper-industrielle », Seuil, 2017

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Je recommande ce livre aux dirigeants de l’économie et de la politique, à leurs conseillers et experts, enfin à chacun des « simples » citoyens qui souhaitent comprendre la situation présente de notre société et de notre économie : il présente en effet de façon très claire une synthèse des opportunités et des risques auxquels elles sont confrontées